GLDF Orient d’Evry Date : NC


Les trois grandes lumières

L’équerre

Deux morceaux de bois ou d’acier assemblés pour former un angle de 60, 45, 90, l’équerre qui nous intéresse ce soir est celle à 90.

Cet instrument qui sert dans différents métiers, comme le tailleur de pierre qui lui permet de façonner ses pierres à angle droit ; l’ajusteur pour contrôler son travail sur la première face de sa pièce qui sera parfaitement plane, la deuxième face perpendiculaire et après une bonne base il pourra finir ses quatre autres faces et contrôler avec son équerre si son cube est parfait.

Je peux affirmer ce déroulement car cela était mon premier ouvrage pendant mon apprentissage professionnel et je peux vous assurer que la découverte de l’équerre et le façonnage de mon cube ne se sont pas passés sans quelques ampoules aux mains.

Mais revenons au symbolisme. L’équerre représente le passif.

Cet instrument qui est fixe n’a aucune évolution. Il représente l’apprenti car, comme l’équerre, il est bien ancré sur le sol dans ses convictions contradictoires. Pour nous, apprentis, cette équerre va nous permettre avec d’autres instruments de façonner une pierre la plus parfaite possible comme nos anciens l’ont fait. Il ne faut pas oublier que la construction d’un édifice est un apport de nombreuses pierres des plus parfaites possibles si l’on veut que tout cela tienne.

Le compas

Se sont deux branches reliées par leurs extrémités par un axe. Cet instrument nous permet de tracer des cercles parfaits, de prendre des mesures, de les reporter et de déposer des points sur un support pour tracer ou définir toutes sortes de formes géométriques.

Léonard de Vinci l’a très bien démontré dans sa représentation intitulée « proportion du corps humain ». En partant d’un cercle, il dessine un homme, bras et jambes écartés légèrement relevés, ce qui définit quarte points sur la circonférence du cercle. Il redessine le même homme, jambes jointes et pieds en équerre à 90 et les bras écartés eux aussi à 90, ce qui désigne quatre autres points dans l’espace. En reliant certains de ces points, il a obtenu un carré parfait.

Tout cela démontre qu’en partant d’un simple cercle tracé avec un compas nous avons là un instrument de précision qui peut évoluer à l’infini. Dans ce dessin, il est représenté plusieurs symboles maçonniques, en particulier deux de ces symboles que j’ai étudiés pour vous ce soir et qui sont l’équerre et le compas.

Pour le symbolisme, le compas incarne le mouvement. Il est actif. C’est un instrument qui peut évoluer comme l’esprit. Car n’est-il pas fermé et pointé sur le cœur des néophytes entrant en initiation ?

Quand il est posé sur l’autel avec l’équerre et le livre sacré de la loi, il y a différents degrés d’ouverture et différentes positions entre ces deux outils selon le degré de la tenue. Mais ne serait-il pas un lien entre l’esprit et la matière ?

Au vue de toutes ces possibilités d’écartement, de ces branches, il représente bien tous les actes et décisions que l’on doit prendre tous les jours dans notre vie profane et maçonnique.

Le volume de la loi sacrée

La Bible, que dire sur cet ouvrage à part qu’il a influencé tout notre mode de pensée et de vie. Jusqu’au siècle dernier la curie et l’état ne faisaient qu’un.

Pour nous maçons, il représente le livre sacré de la loi. Nous avons juré dessus lors de notre initiation. Je pense que la Bible représente bien, pour nous F\ M\ occidentaux, notre culture et nos fondements dans notre éducation que nous ont donnée nos parents.

Quoi que l’ont en dise l’école républicaine est laïque. Celle qui a fait mon éducation m’a inculqué certaines pensées de la Bible. J’ai appris, par les leçons de morale, le respect d’autrui, à ne pas envier mon voisin, à ne pas voler, etc., mais aussi quelques règles maçonniques, servir son pays, le sens de la formule liberté égalité fraternité. Pour prendre la parole je devais lever le doigt et notre instituteur faisait circuler la parole. Mais pour un hindou, un asiatique, ou une personne du Moyen-Orient, je voudrais savoir si la Bible leur sert de V\ S\. L car cet ouvrage n’est pas un des piliers de leur éducation et de leur culture.

La F\ M\ se veut être universelle. L’universalisme ne veut-il pas que tous les livres qui servent de V\ S\. L soient respectés et traités avec considération et dignité, comme la coutume et la tradition l’exigent.

Je pense que les deux autres lumières, l’équerre et le compas, sont adoptées car se sont des symboles universels pour tous les courants de pensée.

Voyez-vous, chers frères, comme apprentis je me pose beaucoup de questions. Je n’ai toujours pas trouvé de réponses et je peux dire que je suis plus prêt de l’équerre que du compas.

J’ai dit vénérable maître

Compte rendu :
Les trois grandes lumières.
- l’équerre : outil de control fixe sans évolution. Il représente la matière, la base de toute personne.
- le compas : outil de précision, il évolue à l’infini. Il représente le mouvement, le lien entre la matière et la pensée.
- le volume de la loi sacrée : la bible pour nous occidentaux ; mais pour nos frères de culture et d’horizons lointains, quel est cet ouvrage ?

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