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A04C-X : La symbolique du jeu de l’oie au

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La symbolique du jeu de l’oie au 4ème degré

J’ai déjà réalisé ce travail sur le jeu de l’oie aux trois premiers grades, et je les ai présenté dans notre Loge Bleue de Beaucaire.

Dans le premier volet, que j’ai abordé au grade d’apprenti, j’ai décrit les liens que nous devons tisser entre nous par la fraternité et l’humanisme, la visite intérieure que l’apprenti doit faire afin de se connaître et de pouvoir évoluer.

Dans le deuxième volet, j’ai travaillé sur l’écoute de soi-même et des autres, et de l’intérêt par le voyage d’aiguiser cette faculté afin de s’ouvrir aux autres pour mieux construire son Temple, et participer à l’amélioration du monde humain.

Enfin, dans le troisième volet, c’est l’élévation que nous effectuons en nous rappelant toutes les expériences que nous avons apprises afin de continuer notre ascension vers la Lumière de la connaissance.

Après les avoir présenté à notre Trois Fois Puissant Maître, je lui ai proposé de continuer notre voyage, et j’ai poursuivi mon travail pour les grades de perfection.

Ce soir, je me permets de vous présenter ma première réflexion pour le 4ème grade, et ma réflexion symbolique aura pour fil conducteur « Le Devoir ».

Par contre, ne vous ayant pas présenté mes précédents travaux, je vais vous faire un rapide rappel de l’historique et des règles de ce jeu.

Le jeu de l’oie est souvent perçu, à tort, comme un jeu de hasard réservé aux enfants, sans grand intérêt, hormis celui de leur permettre de se distraire et d’apprendre à compter.

En réalité, il s’agit d’un jeu traditionnel, qui représente un véritable parcours initiatique.
Ce jeu ancien, reste au combien actuel car si nous le remettons dans notre contexte présent, nous y trouverons des réponses à nos questions quotidiennes.
Le jeu de l’Oie est tout simplement le jeu de la vie, de la naissance jusqu’à la mort.
Le jeu de l’oie se rattache aux symboles de la spirale et du labyrinthe, lui-même représenté à la case n° 42.

Ce labyrinthe qui s’enroule vers l’intérieur comporte 63 cases, chaque case est illustrée par un numéro et une image.

Le trajet se déroule en 7 grandes séquences, nous connaissons l’importance symbolique de ce nombre, représentées par des oies, elles-mêmes séparées l’une de l’autre par 9 cases, qui est le nombre de l’accomplissement puisqu’il réunit les 3 mondes : l’Enfer, la Terre, le Ciel.

Son parcours est un reflet de notre trajet de vie : nous y rencontrons des obstacles, à transformer en épreuves initiatiques, par exemple : l’hôtellerie à la case 19, le puits à la 31, la prison à la 52, la mort à la 58.

Nous y trouvons aussi des étapes bénéfiques, images des « coups de pouce » dont le Destin ou la Vie nous gratifie : les cases des oies, par exemple.

Le but du jeu est d’atteindre, au centre, le Jardin de l’Oie, c’est-à-dire le paradis terrestre où règne cet animal solaire.
L’oie sur le plan symbolique renvoie aussi à un animal qui annonce le danger.
Ce mot aurait les mêmes racines que « oreille » et « entendre ».
Le jeu de l’oie permettrait ainsi de mieux comprendre le monde. Son tracé en forme de spirale rappelle le labyrinthe à parcourir pour arriver à cette connaissance.

Nous retrouvons dans ce tracé la symbolique du labyrinthe Grec dans la légende de Dédale et d’Icare, mais aussi de Thésée et du Minotaure, que je décrirai un peu plus loin.

Pont, puits, prison, mort sont autant de figures du parcours qui font référence à la mythologie et qui ont leur correspondance ésotérique dans les images du tarot. Les règles de base sont intangibles :

Le jeu se joue avec deux dés.

Un premier coup décide de celui qui va commencer.

Nul ne peut s’arrêter sur ces cases bénéfiques et on double alors le jet :

– qui tombe à la case 6, où il y a un pont, ira au 12.
– qui tombe à la case 19, où il y a un hôtel, se repose quand chaque joueur joue 2 fois.
– qui tombe à la case 31, où il y a un puits attend qu’on le relève.
– qui tombe à la case 42, où il y a un labyrinthe retourne à la case 30.
– qui tombe à la case 52, où il y a une prison attend qu’on le relève.
– qui tombe à la case 58, où il y a la mort recommence à jouer.

Le premier arrivé à la case 63, dans le jardin de l’oie, gagne la partie, à condition de tomber juste. Sinon il retourne en arrière du nombre cases dépassant le chiffre de la case 63.

Ce chemin semé d’embûches, de joies et de peines suspend la vie du joueur à la chance et à la malchance.
Heureux, celui qui tombe sur les cases figurant une oie, car il avance à nouveau du même nombre de points.
Malheureux celui qui tombe sur les mauvaises cases.
Vainqueur celui qui arrive au but.

Certains auteurs attribuent son succès au caractère ésotérique du parcours qu’il engendre. Mais celui-ci doit tout simplement être comparé à la vie humaine avec ses aléas.

Les origines du jeu de l’oie sont difficiles à cerner.

Il semble que le premier jeu de l’oie date de 1640. Mais, il a au moins deux ancêtres : le jeu égyptien du serpent et le jeu grec des douze lignes.

Le noble jeu de l’Oie, appelé « RENOUVELÉ » par les grecs en référence au mythe de Thésée.

Il semblerait qu’il fut inventé entre autre par « Palamède », disciple de « Chiron », pendant la guerre de Troie et permettait aux assiégeants de divertir leur attente en espérant avec ce jeu de hasard.

Le jeu du Serpent est présent dans les tombes égyptiennes, il rappelle aussi l’antre du terrible Minotaure et les forêts obscures où officiaient les druides.

Chaque joueur refait ainsi, en se déplaçant case après case, et d’âge en âge, le chemin que parcoururent les héros antiques, de Thésée à Perceval.

On ne sort victorieux des ténèbres qu’avec la lumière de la Connaissance.

La première mention officielle de ce jeu provient de la Renaissance par la cour des Médicis à Florence, vers 1580. Ces derniers avaient constitué une académie néoplatonicienne qui traitait de sujets ésotériques, philosophiques, alchimiques, etc…
Il devint célèbre grâce à Ferdinand de Médicis qui durant son règne en donna un exemplaire au roi d’Espagne Philippe II.
La plus ancienne trace assurée d’un tel jeu est constituée par un petit manuel publié par Alonso de Barros à Madrid en 1587.
Il s’agit du livret d’instructions pour un jeu de parcours spiralé à 63 cases, dont malheureusement le tablier est perdu.
Mais les principes généraux sont bien ceux du jeu de l’oie.

Deux ans plus tard, en 1589, l’archiduc Charles d’Autriche fait graver sur pierre pour ses enfants un vrai jeu de l’oie traditionnel.

On retrouve des traces de jeu de l’oie dans des archives de Londres en 1597.

L’année suivante, c’est à Paris que l’on mentionne, dans l’inventaire après décès d’un imprimeur la présence d’un jeu de l’oie.

Enfin, ce qu’il faut bien considérer à ce jour comme le plus ancien jeu de l’oie classique connu est celui qu’impriment et signent, sans doute en 1599 ou en 1600, les héritiers de Benoît Rigaud à Lyon.

Le jeu de l’oie a inspiré une multitude de jeux éducatifs et moraux, aussi de nombreux écrivains, en voici certains.

Dès le 18ème siècle les fables d’Esope, puis De la Fontaine, Don Quichotte, les contes de Perrault servent de base à des parcours originaux.

Au 19ème siècle deux romans d’Eugène Sue inspirent les imagiers.
Jules Vernes base son roman « le testament d’un excentrique » sur le jeu de l’oie. Il s’agit d’un gigantesque jeu de l’oie où chaque case correspond à un état des États Unis ou de certaines villes.
Le jeu de l’oie est aussi considéré comme l’ancêtre des jeux actuels de parcours et de plateau.
Les associations symboliques de L’OIE dans les différentes civilisations sont extrêmement riches.
Je n’en citerai que quelques unes :

– En Egypte, c’est la messagère entre le pouvoir temporel et les différents dieux; associée à la bêtise, elle garanti la fidélité du message qu’elle transmet, sans risque de détournement ou d’interprétation puisqu’elle transmet sans comprendre.

– C’est aussi l’allégorie du Destin.

– En France, nous avons :

« Les contes de ma mère l’Oye » recueil traditionnel de légendes venues du fond des âges, reprises et arrangées par Charles Perrault, et « la triangulation palmée de la patte d’oie » qui a donné l’adjectif pédauque.

Terme attribué à des reines aux pieds palmés (Berthe, la mère de Charlemagne, et semble-t-il la Reine de Saba) les reines pédauques et leurs quenouilles étant un avatar des Parques, qui filaient, mesuraient et coupaient le fil de la destinée des hommes.

La patte d’oie fut aussi l’insigne au 14ème siècle de ces fraternités de bâtisseurs qui décidèrent de partir à l’étranger lorsque l’Ordre du Temple fut dissous par Philippe le Bel.

En signe de reconnaissance, dans leur exil, ils « se pattaient », c’est-à-dire qu’ils portaient une patte d’oie de tissu rouge cousue sur l’épaule gauche et parlaient entre eux le langage des oiseaux fondé sur les symboles et les jeux de mots.

Après ce préambule, maintenant abordons les aspects symboliques du jeu de l’oie.
Je voudrais reprendre ce descriptif de notre jeu de l’oie, en nous souvenant des oies gardiennes du Temple de Rome.
Ce qui nous permet de prendre conscience de notre obligation du devoir.
Rappelons nous que les romains furent sauvés de l’invasion des Gaulois par les cris des oies sacrées du Temple de Junon vers 390 avant J C.
Ces dernières n’avaient pas failli à leur devoir de préserver le Temple sacré et leurs habitants qui faisaient partie de leur environnement.
En effet, l’oie malgré sa simplicité nous rappelle notre obligation de devoir envers nous même et les autres.
Ainsi, lorsque notre impétrant frappe à la porte de notre Temple, pour son initiation au 4ème grade.
Il pense peut être avoir atteint le sacré, en accédant au jardin du 3ème degré.
Mais loin lui en faut et c’est à partir de cet instant qu’il éprouve le sentiment que son cheminement n’est pas terminé.

Alors, nous lui rappelons que la Franc Maçonnerie confère à ses membres l’obligation d’accomplir leur devoir, et que celui-ci est aussi inflexible que la fatalité.

C’est la condition de l’existence intersubjective et fraternelle.

Notre impétrant est maintenant : chargé de son MOI, conscient de son SOI, incluant la totalité du conscient et de l’inconscient (personnalité transcendante de l’individu) et qui, répondant à un appel intérieur continue le long et difficile voyage initiatique.

Se souvient-il, que c’est UN FIL DE SOIE qui permit à Thésée de sortir du LABYRINTHE ?
Sait-il, que c’est LE FIL DE SOI qui va le guider pour sortir de ce même LABYRINTHE, dans lequel il vient d’entrer à la case 42 ?
Car, qui entre dans un labyrinthe doit en trouver l’issue, c’est une question de survie, une question de salut.
Le voici désorienté, ayant perdu ses repères, à la recherche de ses fondamentaux.
L’espace à parcourir est fait de descentes et de montées, d’impasses et de détours, de retours et de sinuosités à l’image du monde même en sa permanence trompeuse.
Alors, il comprend que le Labyrinthe est autant en lui qu’il y est dedans, et qu’il ne peut avancer qu’en découvrant en lui-même le tracé de son chemin, avec l’assistance des leçons de la Tradition maçonnique reçue.
Sa recherche comportant l’errance et le combat, passe par des sentiers détournés et écartés.

Il est essentiellement solitaire et permet de s’éprouver et de se mesurer en obéissant aux injonctions de ses devoirs, dans la recherche de la Lumière et l’amour de la Beauté.

Oui, il appartient au voyageur de trouver sa propre voie, en respectant ses devoirs.

Accroché à son FIL DE SOI, il découvrira qu’on ne peut sortir du labyrinthe qu’en acceptant de se perdre pour se retrouver, qu’avancer, c’est aussi apprendre à rebrousser chemin (à l’image du prix convenu de cette case 42 qui l’oblige à retourner à la case 30), que régressions et progressions vont parfois de pair et qu’il faut quelquefois risquer d’échouer pour mieux réussir.

Dans les méandres inextricables de l’inconscient et des illusions, il a su vaincre ses démons, et trouver en lui la voie juste de l’unité primordiale qui l’a conduit à l’issue du labyrinthe.

Mais, rappelons-nous, le devoir est une obligation morale.
Cette obligation morale doit être distinguée de la notion de nécessité, car cette dernière ne peut être contournée.
Le devoir est un impératif de conscience qui s’impose à nous pour accomplir ce qui est prescrit en vertu de notre obligation morale, et cela sans nous contraindre nécessairement.
Tout en s’imposant à notre conscience comme devant être accompli par nous, ce qui est obligatoire n’est pas pour autant nécessaire.
Au sens où nous n’aurions pas la possibilité de nous dérober, l’obligation morale sollicite notre volonté tout en la laissant libre.
Que nous ayons des devoirs prouve d’ailleurs que nous sommes libres.

Il n’y aurait aucun sens à nous intimer « tu dois » faire ceci ou cela, si nous n’avions pas à prendre sur nous de respecter notre engagement.
Ainsi l’obligation morale que nous avons de respecter notre engagement, n’a pas le pouvoir de nous empêcher de nous en emparer ou pas.
Elle nous demande de le faire, sans pouvoir nous y contraindre physiquement ou psychologiquement.
Dans notre jeu de l’oie, nous avons le devoir de respecter les règles apprises pour jouer à celui-ci, et de ne pas les transgresser.

Au cours de notre pérégrination, nous trouvons des passages à respecter, à entendre notre prochain, à attendre notre Frère, à le secourir.

Si nous ne respectons pas l’engagement envers nos devoirs, que nous prenons lors de notre initiation, nous partons sur les chemins du déshonneur et de la facilité. Ces derniers ne font pas partie de notre enseignement maçonnique.

Dans notre pérégrination, le but ultime étant d’atteindre le paradis lumineux, voici notre joueur enfin arrivé dans le jardin de l’oie où celle-ci trône avec majesté.

 Dans la Lumière éclatante de son plumage blanc, symbole de pureté, mélange parfait de toutes les couleurs du spectre lumineux, renvoyant ainsi à la dialectique du TOUT et de l’UN, de la multiplicité manifestée dans sa plus parfaite unité.

C’est le couronnement, mais celui-ci nous le savons est provisoire. Il permet l’ouverture de nouvelles portes vers d’autres Grades afin d’accéder aux futures Lumières sacrées que nous devrons découvrir.

Lors de ce parcours nous avons rencontré de nombreuses embuches, qu’il nous faut comprendre et maitriser.

Car, nous ne pouvons espérer recevoir d’honneur que suite à l’accomplissement du travail nécessaire par le respect de nos devoirs.

La reconstitution de l’Unité par le rassemblement de ce qui est épars, dans la Lumière qui succède aux ténèbres.

– Jardin de l’oie
– Jardin des Hespérides
– Jardin d’Eden

Où devant les douze portes de la Jérusalem céleste de l’Apocalypse de Jean ?

Les 3 voyelles sans consonne du mot OIE précèdent-elles ou comblent-elles les 4 consonnes sans voyelle du Tétragramme imprononçable ?

Ici et maintenant s’achève le chemin, parcouru de la 1ère à la dernière case, de l’alpha à l’oméga, le Principe et la Fin, de l’Initiation à l’ELEVATION.

C’est l’accomplissement du voyage initiatique de notre voyageur pérégrin.

Il a accédé au Centre de lui-même, sous l’olivier et le laurier, en passant de l’équerre au compas, régénéré par la terre et le ciel, entre le carré et le cercle.

Conscient de son évolution dans sa quête de la richesse intérieure qui s’ouvre à lui.

Conscient de son passage à l’intériorisation qui va lui permettre de progresser encore dans la voie de la Lumière et de la Connaissance.

Il est devenu maître de ses émotions, de ses pensées, de ses actes, il a pris conscience de ses devoirs envers notre monde et celui profane.

Sachant désormais que le centre est partout et la circonférence nulle part.

Idéal d’une liberté fondamentale de penser et d’agir autour de cette MERE-LOI qui rappelle nos devoirs, qui régit toutes choses dans leur ensemble et chaque chose dans son détail. Il a compris le sens de la vie et le sens de sa vie. Il sait que la conscience, complétée par la spiritualité est une véritable émancipation qui permet d’affronter les défis de l’existence.

Il a accédé au Centre, à son centre. Mais il doit maintenant en revenir, car l’aller et le retour s’inscrivent comme un ensemble indissociable. Il doit en revenir pour transmettre, ensemencer, accomplir sa tâche d’artisan de l’humanité, afin de respecter son obligation du devoir et de ses responsabilités.

Faire en sorte que la Sagesse, la Force et la Beauté qu’il porte en lui, maintenant irradient autour de lui avec Paix, Amour et Joie.

D’ailleurs, la contraction de « jeu de l’oie » ne donne-t-elle pas JOIE !

Ainsi continue cette Odyssée intérieure à la conquête de notre libre conscience que représente le jeu de l’oie.

Comme un pèlerinage qui part du profane pour aller vers le sacré, le jeu de l’oie, image de la vie en tant que long cheminement qu’il convient d‘assumer pour essayer d’atteindre notre véritable dimension.

Dans notre perspective contemporaine, hétéromoniste, notre pérégrin va se heurter à l’irréductibilité de l’exigence morale de l’obligation sociale, dont témoigne l’objection de conscience.

En effet, il ne doit jamais oublier ses devoirs, car malheur à qui accepte légèrement des devoirs et qui ensuite les néglige.

Lorsque nous prenons conscience d’avoir des responsabilités et acceptons notre Devoir envers nous et les autres nous sommes responsables de nos devoirs.
Mais, la notion du devoir implique, aussi métaphysiquement, celle de la liberté.
Notre pérégrin est venu vers nous librement, et comme son lancé de dés, il a choisi de se lancer dans une nouvelle étape de sa vie maçonnique où nous lui apprendrons ses devoirs.
Agir par devoir, c’est agir sans y être obligé, en dehors de toute contrainte qui pèserait sur notre volonté.
En toute autonomie, par pure obéissance à un ordre de la raison que l’on se donne soi-même.
Donc, agir en toute autonomie, c’est agir librement. Donc agir par devoir, c’est agir librement.
Liberté et responsabilité ne sont pas antinomique.
L’obéissance en effet n’a de sens que chez un sujet capable de désobéissance.
Car il agit sans être déterminé mécaniquement à accomplir ce qu’il considère être son devoir.
Comme disait Rousseau : « L’obéissance à la loi que l’on s’est prescrite est liberté ».

Ainsi, comme nous le rapporte Sophocle, Antigone fille d’Oedipe, qui incarnait la dignité humaine dans la mythologie Grecque, fidèle à l’exigence morale, et opposée à l’arbitraire de l’État.

Quand Polynice, son frère, fut tué, tombé devant Thèbes alors qu’il combattait dans l’armée ennemie.
Son corps fut interdit de sépulture par décret du roi de Thèbes, Créon, et oncle d’Antigone.
Mais, cette dernière refusa de se soumettre, d’oublier son devoir, et préféra mourir pour qu’un peu de poussière soit répandue sur le cadavre de son frère.
Son geste nous fait réaliser que la conscience morale oblige chacun au devoir de promouvoir le respect des personnes.

C’est ce respect que traduit précisément la seconde maxime de l’impératif catégorique de Kant : « Agis toujours de manière telle que tu traites l’humanité dans ta personne comme dans celle d’autrui toujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen ».

Dans cet exemple, nous constatons que nous sommes avec une origine rationnelle du devoir.
Cette partie est anthropologique, et nous pouvons nous poser la question : l’homme est-il capable de se hisser au-dessus de son animalité et d’affirmer ainsi sa dignité ?
A notre nouveau Maître Secret, de se mesurer avec cette interrogation pour y répondre !
Et, nous sommes là pour l’aider à y parvenir.

J’ai dit T fois P M,

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