Maître Parfait
Non communiqué
Poésie
Assez parlé !
Il faut agir !
Etre
avant tout dans l’élan
Du
Maître qui sait se construire
Une
éthique du sentiment.
Il
s’initie au passage
De
la raison d’être à
l‘état,
Sur
des plans en décalage,
Parallèles
qu’on ne voit pas.
Il
se glisse en réflexion
Entre
ce qu’il saisit et suppose,
Dans
la veille et la préhension
Ses
chantiers se superposent.
Il
s’exprime par acclamations,
Sa
tension monte suspendue
Par
la douleur et l’affliction
A
la hauteur du cœur perdu.
Il
s’élève dans
l’obélisque
Au
faîte de l’imaginaire,
Libère
sans l’ombre d’un risque
La
mémoire scellée dans la pierre.
Il
s’était une fois retourné,
Pour
prendre sa juste mesure ;
Un
jour il dirait : je connais
Le
cercle et sa quadrature.
Il
s’était tu à l’âge
sombre
Des
affirmations délétères,
Pour
entendre le sens des
Nombres ;
Le
neuf somme de se parfaire.
Il
s’affirme sans négation,
Si
loin de tout sous-entendu
Qu’il
s’ouvre une autre dimension,
Se
découvre sans retenue.
Il
s’inscrit en noir et blanc
Sous
la lumière qui l’éclaire
Aux
angles droits du monument,
Gravant
le carré de la terre.
Il
se lie à l’orbe, à l’onde,
A
l’espérance, à la prière,
Aux
pensées rondes, fécondes,
Et
aux idées de l’œuvre au vert.
Il
se tend sans se consoler
Où
les joints font place à l’éclair,
Entre
les dalles du mausolée
A
la vitesse de la lumière.
Il
se grise du sens profond
Du
pourquoi et du comment,
Dans
le temps de l’élévation,
L’espace
du recueillement.
Il
se conjugue en équilibre
Au
futur et à l’imparfait,
Au
présent qui retient, rend libre,
S’éternise :
tout est
parfait !
Il
se prend à croire, relie
L’agate,
les lettres, le Nom,
Les
trois vecteurs d’un infini
Sacré
quand ils entrent en fusion.
Il
s’ouvre à la compassion,
Au
partage sous l’œil solaire
Du
Delta, vœu de passion
De
l’Etre pour un Autre Père.