Le Niveau
Non communiqué

A qui enseigne-t-il la leçon ? A qui explique-t-il la doctrine ? A des enfants à peine sevrés, à peine éloignés de la mamelle, quand il dit :«çav laçav, çav laçav; qav laqav, qav laqav; ze’êr sham, ze’êr sham. Oui, c’est par des lèvres bégayantes et dans une langue étrangère qu’il parlera à ce peuple. » –Isaïe 28 ; 9 – 10 – 11
«Et je prendrai le droit comme mesure et la justice comme niveau. Mais la grêle balaiera le refuge de mensonge et les eaux inonderont la cachette; » – Isaïe 28 ; 17
Avant toute chose,
il est bon de préciser que
le NIveau, comme le fil à plomb et l’Equerre, n’est pas,
pour le franc-maçon,
un outils en tant que tel, mais un « bijoux », c’est à dire un
identifiant
fixe, relatif, à la fois , à des signifiants
philosophiques et à des devoirs de
fonction. C’est ld’ailleurs, l’une des raisons pour laquelle,
l’affirmation,
parfois argumentée, dans certaines Loges, que la route qui
mêne de
l’apprentissage au compagnonage puisse s’analyser comme le passage de
de
l’horizontal à la verticale revient, j’en ai bien
peur, à gloser à partir
d’e la partie visible de l’iceberg. De plus, cette vision parcellaire
amène à
se demander pourquoi le maçon passerait du stade vertical au
stade
horizontal… Cela revient à ne retenir d’une
démarche initiatique que la
soumission des néophytes à leurs
Maîtres… cependant, quel serait, à force de
descendre, le stade des Maîtres dans une telle dynamique ?
Il s’agit, bien entendu, d’une vision assez simpliste de la
construction
symbolique propre aux critères du Temps présent
et qui donnent beaucoup
d’importance à la « révélation » et peu
à la « quête » cette
dernière étant plus complexe que l’initiation du
« Karate Kid » et
donc, moins adaptée aux critères d’un monde
rapide et schématiquement
manichéen… une vision produite par une
perception « matérielle »
des rites s’appuyant sur le visuel et la foi aveugle plus que sur un
élan
mystique qui questionnerait le Créateur sur le sens profond
de sa
création… Vous me direz : « qui es-tu pour
questionner le Créateur
? » Un franc-maçon peut être ?
Il faut bien qu’il y ait une raison à notre rejet par
l’Eglise… non ?
Mais, soyons sérieux et étudions…. si les
outils auxquels font référence les
rituels modernes ( dans le sens « rituels d’aujourd’hui ») sont des
éléments d’usage des bâtisseurs,il faut prendre en
considération un fait
important :aucun
fil à plomb ou niveau ne permettent de construire une
architecture stable parce
que l’horizontale et la verticale ne sont que deux
éléments parmi d’autres.
Comme toute chose dans la création, la construction n’est
pas binaire, elle est
en volume et des forces intérieures l’agite et lui donnent
l’équilibre, rien
n’est possible sans une vision plus globale de l’oeuvre.
L’équilibre… voilà
le Maître mot. Ni vertical ni horizontal, ni soumis ni
révolté, le franc-maçon
se doit à l’équilibre….
« Si
tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser le rêve
être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur…«

Le niveau et la perpendiculaire, emblèmes des Surveillants, des instruments de la géométrie davantage que des outils. S’appuyant l’un et l’autre sur le principe du fil à plomb, ils permettent de vérifier la conformité de la réalisation, de l’élévation, aux principes énoncés par le plan de l’œuvre.
Le niveau sert à vérifier l’horizontalité, tandis que la perpendiculaire permet de vérifier non seulement la verticalité d’un mur mais aussi sa planéité. Avec l’équerre, emblème du Vénérable, ces deux instruments complémentaires tracent donc le schéma fondamental de la croix tridimensionnelle, de l’espace que définit toute architecture. La perpendiculaire permet de vérifier non seulement la verticalité d’un mur mais aussi sa planéité. Avec l’équerre, emblème du Vénérable, ces deux instruments complémentaires tracent donc le schéma fondamental de la croix tridimensionnelle, de l’espace que définit toute architecture.
Le niveau et la perpendiculaire, bijoux des Surveillants, sont des instruments de la géométrie davantage que des outils. Ceci est important car dans les plus anciennes charges de la maçonnerie, il est préciser que la Géométrie est l’art par excellence qui permet au monde d’exister ( Cf. Mss Lansdowne – env. 1576) . Ils s’appuient l’un et l’autre sur le principe du fil à plomb, ainsi, ils permettent de vérifier la conformité de la réalisation, de l’élévation, aux principes énoncés par le plan de l’œuvre.
Pour le franc-maçon il est bien évident qu’il ne saurait être question d’évoluer de la position couchée à la position debout mais plutôt d’apprendre à marcher droit devant soi ( marche de l’apprenti ) et à rester debout. Un franc-maçon ne se courbe pas, même si dans certains rites et pratiques on se plait à observer une stricte révérence envers le Grand Architecte de l’Univers, l’apprentissage maçonnique n’est pas l’apprentissage de la soumission mais celui de la connaissance de Soi alors, seul outil qui permette l’équilibre et l’harmonie, alors,. C’est bien pour s’assurer du recul nécessaire à cette connaissance que les rites continentaux (RF, REAA, RER, MM…) font faire un pas de côté au Compagnon comment imaginer devenir être un Maître Maçon en étant bancal ou soumis ? Bien non, puisque la maçonnerie est traditionnellement interdite aux Bougres, Bigles, Bancals, Borgnes et Bossus… pour l’autre option ? Et bien… heu « libres et égaux » ?