L’âme
S∴ G∴
En hébreu, et dans le judaïsme, concept très important.
Suivant la tradition juive, l’âme est triple, à l’exemple des 3 piliers dans nos Loges et de la flamme d’une bougie, on y remarque :
FORCE :
1La petite flamme noire ou sombre,
attachée à la mèche et qui
se nourrit du corps, de la substance matérielle de la bougie
( nun, phé, shin ) le NEPHESH, c.a.d.,
l’âme animale, le principe de vie.
BEAUTÉ :
2 la lumière visible et blanche de la flamme, qui
elle est émise par la flamme noire, base de son existence,
(noun, shin, mem, héh) la NESHAMAH, c.a.d.,
l’âme du souffle, de la respiration.
SAGESSE :
3 la lumière invisible, la chaleur, qui elle ne peut-être rendue tangible que par la captation de sa propagation, par exemple en mettant la main au-dessus et à distance de la flamme.
Le rayonnement de la lumière invisible et de
la chaleur, devient alors tangible, c’est le ROUAKH (resh, vav, kheth),
partie de l’âme, étincelle qui est le reflet,
l’ombre d’ÉLOHIM ( D…) et qui est faite elle,
à Son Image, le TSELEM(tsadik,
lamed, mem), mot hébreu employé à Gen.
I : 27 et erronément traduit par « Image
» au lieu de Ombre ou plutôtSilhouette,
c.a.d. la partie de l’âme qui peut, si nous le voulons bien,
communiquer, dans les deux sens, avec le Divin, avec notre prochain,
avec la nature, etc.
Siège des sentiments, de l’amour, de la
pensée, du désir et de la volonté.
N.B. :1 Selon la tradition juive, l’Homme
reçoit la vie à l’instant de sa
conception, au moment de la rencontre du spermatozoïde et de
l’ovule ; mais son âme triple est reçue
à sa naissance.
Elle lui est offerte sur ordre du Gadlu, par son Ange Gardien, qui
l’accompagnera toute sa vie, en lui mettant un doigt de feu
sur les lèvres, avec l’injonction
d’oublier tout ce qu’il aurait appris dans ses vies
antérieures.
La cicatrice, rappel de ce doigt de feu sur nos lèvres, est
là, voyez là, sous notre nez !
2 Une autre tradition nous enseigne que nous recevons une
âme supplémentaire
(Neshama Yetérah) le vendredi soir, veille du Shabbat,
jusqu’à sa fin, le samedi soir, si ces 25 heures sont
consacrées au jour du Seigneur.
C’est en l’honneur de cette deuxième
âme supplémentaire, que la maîtresse de
maison juive, allume une deuxième bougie avant le coucher du
soleil du Vendredi soir.