7122-D : La Légende d’Hiram Abi : Un retour à la tradition solaire

Auteur:

L∴ G∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

7122-D-1

Je vais commencer cette planche par le passage suivant : « Adieu, ô Maitre, Soleil, Lumière perpétuelle, Dieu qui désormais se cache. Il traverse le seuil de la mort. Il réside dans la secrète semence, La semence du blé frais et mûr, La semence de chair, Dissimulée dans la terre, Merveilleuse semence d’étoile. La vie est en Lui, Et la Vie est la Lumière de l’homme, Ce qui n’est jamais né et ne meurt jamais. Ainsi les sages ne pleurent point mais se réjouissent ». Hymne pour la Fête de Mabon.

Cette fête est inscrite dans le calendrier païen, célébrée à l’équinoxe d’automne, elle n’est qu’une allégorie du passage du soleil sous la terre au solstice d’hiver pour remonter progressivement vers le nord afin de féconder la nature au printemps, c’est pourquoi, les sages ne pleurent point mais se réjouissent.

Les anciens ont voués un culte au soleil qui est ici mourant et qu’ils appellent, Mabon. Ce nom me rappelle la parole substituée des Maitres maçons, M B N car ils ont la même racine. Mais que signifie Mabon ? Il s’agit du nom gallois du dieu de l’agriculture, de la virilité, de la jeunesse, de la mort, de l’amour, de la fertilité masculine et représente le soleil captif de la Terre. Ce nom signifie « fils », et il est tiré du nom de l’ancien dieu celte Maponus qui représente la musique et la poésie. La romanisation lui prête des affiliations avec les dieux du vin Dionysos ou Bacchus puis à Apollon pour ses traits de guérisseur et de lumière qui veille dans les ténèbres. Ainsi, Mabon symbolise le soleil.

Mais pour mieux comprendre Mabon, voici sa légende : « Mabon à l’âge de 3 jours (ou de 3 ans) est enlevé à sa mère et est fait emprisonné dans l’Annwn. Modron, désespérée se met à le pleurer. Mais voilà que le dieu, devenu jeune adulte, est sauvé par Arthuret Culhwch car il est le seul à pouvoir commander Drudwyn mais aussi par le savoir qu’il tire de la sagesse des animaux primordiaux : le cerf, l’aigle, le hibou, le merle et le saumon, Llyn Llin, le seul à connaître son lieu de captivité. Mabon doit par la suite, aider Culhwch car celui-ci, refusant d’épouser sa belle-soeur, se voit maudit par sa belle-mère. Il peut désormais se marier, mais uniquement avec la belle Olwen, fille du terrible et cruel géant Ysbaddaden qui, s’il se retrouve séparé de celle-ci décéderait dans l’instant. Pour obtenir la main de la belle, Culhwch doit offrir les instruments que la truie légendaire Twrch Trwyth porte entre ces deux oreillese. Mabon, le seul à pouvoir maîtriser le chien Drudwyn capable de terrasser le sanglier géant, réussit l’exploit. Les amants sont réunis, le géant abattu. Restitué à sa mère, le dieu Mabon est éduqué dans les Entrailles de Modron, le gouffre du monde magique qui symbolise l’utérus maternel et qui représente la consolidation et le défi. C’est de là qu’il renaît en symbolisant la figure de la lumière retrouvée ».

D’après cette légende celtique, Mabon symbolise la lumière retrouvée, voilà pourquoi ce nom est prononcé lorsque Hiram-soleil est soulevé !

« (…) Je le répète, l’assassinat d’Hiram, pris dans le style figuré ou allégorique, est comme la passion d’Osiris, comme celle d’Adonis, d’Atys, et de Mythra, un fait de l’imagination de prêtres astronomes, qui avaient pour but la peinture de l’absence du soleil sur la terre (…) ».

La Franc-maçonnerie, p. 287

Dans ce cas, la légende d’Hiram n’est autre que celle des dieux solaires. Sa mort, et son soulèvement symbolise respectivement, le soleil du solstice d’hiver et le soleil de l’équinoxe du printemps. L’assassinat du maitre par les trois mauvais compagnons représente le soleil mourant en traversant les signes du solstice d’hiver : Capricorne, Verseau et Poissons. Par conséquent, la Maçonnerie cache t-elle en son sein une tradition solaire ?

D’abord, le Soleil était l’ancien symbole de la vie qui donne la puissance générative et de la Divinité. Pour les anciens, la lumière était vue comme la cause de la vie, et Dieu « qui est aux cieux » comme le soleil, était la source à partir de laquelle toute la lumière coulait, Dieu était alors pour eux, l’essence de la lumière, le feu invisible. Le soleil était sa manifestation, son image visible pour tous. D’ailleurs le mot DIEU est récent (IX siècle), venant d’une souche indo-européenne « DEI » signifiant la lumière du soleil : Le Syllabe DI, a donné le mot latin DIES, traduit également par JOUR, et que l’on retrouve dans LUN-DI (jour de la Lune) ou MAR-DI (jour de Mars) ! De DIES nait le mot DEUS Latin et DIOS Grecque, d’où le mot Français DIEU.

Le Soleil a été appelé ainsi par les Grecs, « l’Œil de Jupiter, et l’œil du monde », par les Malgaches « L’œil du jour » ou « Masoandro », et dans les Loges « All-Seeing Eye » ou « l’Œil qui voit tout ».

De plus, le Temple Maçonnique est orienté à l’Est, comme le sont les Eglises chrétiennes, tandis que le temple de Salomon est orienté à l’Ouest ; c’est une erreur d’inscrire le nom de Dieu dans le Delta lumineux qui se trouve du coté oriental, sauf s’il y a volonté de solariser le nom de Dieu, car le Saint des Saints, l’endroit pour la vocalisation du Tétragramme ne se trouve t-il pas à l’occident du temple de Salomon ? De l’orient, on voit dans Loge la lettre B de Boaz inscrite à la colonne de gauche et la lettre J de Jakin, à la colonne de droite, de la même manière que pour le Temple de Salomon, sauf qu’elles sont ici non plus à l’extérieur, mais érigées à l’intérieur de la Loge. En passant alors par ces 2 les colonnes de l’occident, le postulant qui veut etre reçu franc-maçon ne vient pas de pénétrer le temple de Salomon comme on le dit à tort, au contraire, il vient de quitter l’occident (l’oxydant, rouille) le monde profane, l’ignorance, le lieu de résidence lunaire de Yahvé ; il se rapproche de l’autel qui se situe du coté oriental, là où le soleil se lève, là où il recevra la lumière, la connaissance ; et en sortant de la loge, il entre de nouveau dans l’occident avec un certain degré de lumière qui va l’éclairer progressivement.

Enfin, la Loge forme un carré long avec une proportion qui se rapproche du nombre d’or, symbolisant la manifestation de la lumière solaire ou de la divinité en tant que beauté en Loge. Que dire de la circulation en Loge des frères qui suit généralement le parcours du soleil ?

Bref, le temple Maçonnique n’est autre que l’aspect inversé du temple de Salomon, et chaque loge maçonnique est un temple solaire.

L’humanité n’a jamais eu qu’une seule religion, la religion solaire qu’a conservée la Franc-maçonnerie à travers son mythe fondateur, l’orientation et la dimension de ses loges. Cette religion prétend etre universelle, car elle peut rassembler les Hommes et aucun Homme ne peut nier l’existence du Soleil ou du « Seul œil », notre centre d’union et dans La loge, et dans cette Grande Loge de l’Univers. Tous les êtres vivants sut terre ne l’apprécient-ils pas le soleil par ses 3 qualités immuable : lumière, chaleur, et vie ?

J’ai dit.

Accès réservé aux abonnés

Cet article fait partie de l’espace privé de L’Édifice.
Abonnez-vous pour accéder immédiatement à la plus grande bibliothèque maçonnique sur internet

  • Plus de 5 000 planches véritables
  • Issues de plus de 100 obédiences
  • Du 1er au 33ème degré
Déjà abonné ? Se connecter